Nous défendons Victor Hissel

Romain Hissel.jpg

‘Romain Hissel explique que son père consultait des photographies pédophiles depuis très longtemps’ écrivait Sarah Rasujew dans La Dernière Heure de 6.1.2011.

Mais n’oublions pas la manière dont Victor Hissel (le père de Romain qui parlait d’un réseau pédo-criminel dans l’affaire Dutroux) a été brisé par la presse, porte-parole de la Justice belge !

On a même publié les photos où on voit comme Victor Hissel est à moitié mort dans une mare de sang. Et les photos étaient de nouveau accompagnés par des commentaires horribles.

Si la presse et la Justice belges avaient respecté les droits de la défense de Victor Hissel, Romain Hissel n’aurait jamais poignardé son père. La presse et les journalistes corrompus sont responsables pour ce drame familiale.

Et Child Focus jouait un sale rôle dans cette affaire en devenant partie civile pour Romain Hissel qui est dépeint comme ‘une victime d’un père avec des tendances pédophiles’.
Il est trop facile de dire que Romain Hissel est devenu ‘la victime d’un père qui était obsédé par l’affaire Dutroux et qui n’avait pas du temps pour son pauvre fils’.

Romain Hissel voulait étrangler sa soeur. Il voulait tuer son père (et il a presque réussi). Si la Justice ne prend pas au sérieux cette affaire et si la presse lui reste présenter comme ‘une victime de son père’, il VA FINIR PAR VRAIMENT TUER.

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/337914/le-fils-de-victor-hissel-se-confie.html
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=1578101539533&set=a.1460782446629.2064590.1445480105

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14 Responses to “Nous défendons Victor Hissel”

  1. kruitvat Says:

    JUSTICE: QUI ORGANISAIT LES FUITES DANS LA PRESSE ?

    Les fuites nuisent à l’enquête estime l’avocat de R. Hissel

    14.04.09

    La publication d’extraits de PV relatifs à l’enquête sur les faits commis par Romain Hissel sur son père, l’avocat Victor Hissel, relève de la violation du secret de l’instruction et fait beaucoup de mal à l’enquête, a indiqué Me Jean-Louis Gilissen, avocat de Romain Hissel.
    C’est jeudi dernier en début de soirée que Romain Hissel (20 ans) avait porté plusieurs coups de couteau à son père, l’avocat liégeois Victor Hissel connu du grand public pour avoir été le conseil des parents de Julie et Mélissa. Le jeune homme a été auditionné à plusieurs reprises depuis les faits. Une partie de ses déclarations s’est retrouvée publiée dans certains médias à la suite des révélations relayées par les chaînes RTL-TV et VTM.
    Selon ces révélations, Victor Hissel aurait détenu du matériel pédopornographique il y a dix ans, lorsqu’il défendait les parents de Julie et Mélissa. Le jeune homme aurait aussi évoqué des faits intrafamiliaux graves et en tiendrait Victor Hissel comme le principal responsable.

    “Des faits gravissimes”
    L’avocat de Romain Hissel refuse de commenter le fond du dossier à ce stade de l’instruction. Il a par contre regretté l’utilisation qui a été faite des derniers PV d’audition de son client. “Je suis navré et consterné de constater cela, a-t-il précisé. Cette pratique fait beaucoup de mal à l’enquête et n’aide pas à la recherche de la vérité. C’est donner une orientation partiale dans un dossier tragique et difficile.”
    Outre la violation du secret de l’instruction, l’avocat regrette le choix de l’utilisation de ces PV. “Ceux qui ont procuré ces PV ont commis des faits gravissimes, ajoute l’avocat. Ce sont des gens de fonction qui l’ont réalisé et c’est une infraction pénale. Je déplore aussi le choix de l’utilisation de ces documents. Dans le climat dramatique actuel, on a livré au public une information partiale. On n’entend donc qu’une partie de la voix. Cela n’aide pas à la recherche de la vérité et cela n’aide pas les parties qui sont concernées dans cette affaire.”
    Le fils de Victor Hissel comparaîtra mercredi devant la chambre du conseil de Liège.
    (Belga)

    http://www.rtbf.be/info/lavocat-de-romain-hissel-regrette-les-fuites-dans-la-presse-98908

  2. kruitvat Says:

    1. 7 janvier 15:12 NC Numericable S.A., Bron, Rhone-Alpes, France
    2. 7 janvier 15:14 Telecom Italia, Milan, Lombardia, Italie
    3. 7 janvier 15:15 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    4. 7 janvier 15:16 Fastweb, Turin, Piemonte, Italie
    5. 7 janvier 15:16 Neuf Cegetel, Mérignac, Aquitaine, France
    6. 7 janvier 15:19 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    7. 7 janvier 15:19 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    8. 7 janvier 15:24 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    9. 7 janvier 15:24 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    10. 7 janvier 15:25 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    11. 7 janvier 15:27 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    12. 7 janvier 15:28 ONO, Valencia, Comunidad Valenciana, Espagne
    13. 7 janvier 15:30 IP addresses assigned to VF DSL customers, Italie
    14. 7 janvier 15:30 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    15. 7 janvier 15:30 Coditel – Internet Services, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    16. 7 janvier 15:31 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    17. 7 janvier 15:31 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    18. 7 janvier 15:31 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    19. 7 janvier 15:32 Telecom Italia, Collegno, Piemonte, Italie
    20. 7 janvier 15:33 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    21. 7 janvier 15:33 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    22. 7 janvier 15:33 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    23. 7 janvier 15:34 SkyNet Broadband Network, Vilnius, Vilniaus Apskritis, Lituanie
    24. 7 janvier 15:36 Ministerie van Economische Zaken, Tubize, Brabant, Belgique
    25. 7 janvier 15:38 Free SAS, Lyon, Rhone-Alpes, France
    26. 7 janvier 15:38 Neuf Cegetel, Guerville, Ile-de-France, France
    27. 7 janvier 15:38 Microsoft Corp, États-Unis
    28. 7 janvier 15:39 Telenet N.V. Residentials, Maasmechelen, Limburg, Belgique
    29. 7 janvier 15:42 TeliaSonera Finland Oyj, Turku, Western Finland, Finlande
    30. 7 janvier 15:47 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    31. 7 janvier 15:47 Ziggo Consumers, Stadskanaal, Groningen, Pays-Bas
    32. 7 janvier 15:53 TeliaSonera AB, Helsingborg, Skane Lan, Suède
    33. 7 janvier 15:54 Bouygues Telecom, Houilles, Ile-de-France, France
    34. 7 janvier 15:54 Videotron Ltee, Longueuil, Quebec, Canada
    35. 7 janvier 15:56 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    36. 7 janvier 15:57 Swisscom (Schweiz) AG, Charmey, Fribourg, Suisse
    37. 7 janvier 16:00 Free SAS, Châteauneuf-de-gadagne, Provence-Alpes-Cote d’Azur, France
    38. 7 janvier 16:01 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    39. 7 janvier 16:01 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    40. 7 janvier 16:01 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    41. 7 janvier 16:04 France Telecom, La Gaude, Provence-Alpes-Cote d’Azur, France
    42. 7 janvier 16:04 Ministere des travaux Publiques, Rabat, Rabat-Sale, Maroc
    43. 7 janvier 16:04 Virgin Media, Rugby, Warwickshire, Royaume-Uni
    44. 7 janvier 16:08 York Region District School Board, Richmond Hill, Ontario, Canada
    45. 7 janvier 16:10 Static ip, Villeurbanne, Rhone-Alpes, France
    46. 7 janvier 16:11 COMPLETEL SAS France, Nîmes, Languedoc-Roussillon, France
    47. 7 janvier 16:11 France Telecom, Paris, Ile-de-France, France
    48. 7 janvier 16:15 Three, Birmingham, Royaume-Uni
    49. 7 janvier 16:17 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    50. 7 janvier 16:17 Cablecom GmbH, La Chaux-de-fonds, Neuchatel, Suisse

  3. kruitvat Says:

    Victor Hissel

    Voor An… dezelfde advokaat als voor Julie en Mélissa
    Ingezonden door Paul Marchal op vr 1 mrt 2002 – 13:00
    an marchal victor hissel
    De familie Marchal heeft gekozen voor advokaat V. Hissel om zich te laten bijstaan. Waarom ?

    “Eendracht maakt macht” zeggen ze weleens. En dat is zo. Wij stellen ons zo op één lijn met de ouders van Julie en Mélissa. Ondertussen hebben de ouders Russo en Lejeune wel al afgehaakt…

    An werd in hetzelfde huis vastgehouden en heeft Julie en Mélissa misschien zelfs daar ontmoet. Victor Hissel kent het dossier van bij aanvang, voor hem is het dus een uitbreiding en het verkrijgen van ‘meer’ informatie.

    De gedachtengang die hij volgt en de wil om de waarheid te zoeken, met alle gevolgen vandien, is hetzelfde als die van ons.

    En Victor Hissel is tweetalig.

    Daarenboven heeft hij hulp en medewerking van Mr. Marichal.

    Wij hebben vertrouwen en voelen ons gesterkt.

    http://www.huisvanan.org/blog/paul-marchal/2002/03/01/dezelfde-advokaat-als-julie-en-melissa

  4. kruitvat Says:

    Il est remarquable que le moteur de recherche Google
    nous donne sous le mot-clé ‘Victor Hissel’, 33 pages sur les allégations de Victor Hissel. Toutes les autres pages (sur son rôle en tant qu’avocat des parents dans l’affaire Dutroux) sont mystérieusement disparues…

  5. kruitvat Says:

    POURQUOI EST CE QUE LA PRESSE NE PARLE PAS DE CE DECLARATION DE ROMAIN HISSEL ?
    La Dernière Heure de 14/04/2009:
    … Au cours de cette audition, Romain avouera encore aux policiers consulter lui aussi des sites à caractère pédopornographique, mais “sans savoir pourquoi”.
    http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/257640/le-fils-de-victor-hissel-explique-son-geste.html

  6. kruitvat Says:

    http://jeanyveshayez.com/603-hiss.htm

    Mr Charly Nyst :

    Et la présomption d’innocence, Monsieur Hayez !
    Pourquoi donc s’épancher si vite dans les médias alors que celui que vous dites « votre ami » n’a pas encore opté pour un système de défense.
    En parlant des problèmes familiaux de Maître Hissel, vous enterrinez, des infos ( non sourcées ) émanant de Sud Presse.

  7. kruitvat Says:

    1. 7 janvier 17:37 C.S.C. – CENTRO SISTEMI COMO (S.R.L.), Calolziocorte, Lombardia, Italie
    2. 7 janvier 17:41 Bluewin, Geneva, Geneve, Suisse
    3. 7 janvier 17:47 Telecom Italia, Como, Lombardia, Italie
    4. 7 janvier 17:53 France Telecom, Lyon, Rhone-Alpes, France
    5. 7 janvier 17:54 Fastweb, Bitonto, Puglia, Italie
    6. 7 janvier 17:54 Fastweb, Milan, Lombardia, Italie
    7. 7 janvier 17:55 Google, Mountain View, California, États-Unis
    8. 7 janvier 17:57 Kabel Deutschland Breitband Services GmbH, Elmshorn, Schleswig-Holstein, Allemagne
    9. 7 janvier 17:58 France Telecom, Margny-lès-compiègne, Picardie, France
    10. 7 janvier 17:59 Free SAS, Paris, Ile-de-France, France
    11. 7 janvier 18:01 France Telecom, Toulouse, Midi-Pyrenees, France
    12. 7 janvier 18:05 Orange, Neuilly-sur-marne, Ile-de-France, France
    13. 7 janvier 18:08 Telenet operaties N.V., Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    14. 7 janvier 18:08 AMBASSADE ROYAUME DU MAROC, Paris, Ile-de-France, France
    15. 7 janvier 18:09 Fastweb, Milan, Lombardia, Italie
    16. 7 janvier 18:12 Fastweb, Vimodrone, Lombardia, Italie
    17. 7 janvier 18:13 Free SAS, Caen, Basse-Normandie, France
    18. 7 janvier 18:14 Investelektrosviaz Ltd., Russie
    19. 7 janvier 18:15 NC Numericable S.A., Brest, Bretagne, France
    20. 7 janvier 18:23 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    21. 7 janvier 18:25 Google, Mountain View, California, États-Unis
    22. 7 janvier 18:26 Neuf Cegetel, Portet-sur-garonne, Midi-Pyrenees, France
    23. 7 janvier 18:27 Free SAS, Cannes, Provence-Alpes-Cote d’Azur, France
    24. 7 janvier 18:28 France Telecom, Grand-couronne, Haute-Normandie, France
    25. 7 janvier 18:30 Vodafone Omnitel N.V., Genoa, Liguria, Italie
    26. 7 janvier 18:32 France Telecom, Paris, Ile-de-France, France
    27. 7 janvier 18:32 Sympatico, Montreal, Quebec, Canada
    28. 7 janvier 18:32 Free SAS, Lyon, Rhone-Alpes, France
    29. 7 janvier 18:36 Fastweb, Anzio, Lazio, Italie
    30. 7 janvier 18:37 Telecom Italia, Savona, Liguria, Italie
    31. 7 janvier 18:39 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    32. 7 janvier 18:39 Free SAS, La Rochelle, Poitou-Charentes, France
    33. 7 janvier 18:47 H3G Italy, Brembio, Lombardia, Italie
    34. 7 janvier 18:47 Bellevue School District #405, Bellevue, Washington, États-Unis
    35. 7 janvier 18:52 Comcast Cable, Buford, Georgia, États-Unis
    36. 7 janvier 18:55 France Telecom, Orléans, Centre, France
    37. 7 janvier 18:55 Neuf Cegetel, Piolenc, Provence-Alpes-Cote d’Azur, France
    38. 7 janvier 18:55 Telenet N.V., Sint-truiden, Limburg, Belgique
    39. 7 janvier 18:56 France Telecom, Toulouse, Midi-Pyrenees, France
    40. 7 janvier 18:58 France Telecom, Aix-en-provence, Provence-Alpes-Cote d’Azur, France
    41. 7 janvier 19:01 NC Numericable S.A., Orléans, Centre, France
    42. 7 janvier 19:02 CUSTOMERS NETWORK, Sandrans, Rhone-Alpes, France
    43. 7 janvier 19:02 Telenet operaties N.V., Dendermonde, Oost-Vlaanderen, Belgique
    44. 7 janvier 19:07 TEO LT, AB, Vilnius, Vilniaus Apskritis, Lituanie
    45. 7 janvier 19:10 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    46. 7 janvier 19:12 Pixelweb, Drummondville, Quebec, Canada
    47. 7 janvier 19:12 France Telecom, Paris, Ile-de-France, France
    48. 7 janvier 19:21 Telenet operaties N.V., Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    49. 7 janvier 19:28 Belgacom Skynet, Brussels, Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Belgique
    50. 7 janvier 19:35 France Telecom, Lyon, Rhone-Alpes, France

  8. kruitvat Says:

    VICTOR HISSEL ECRIT AU SOIR MAG

    Publié le 6 octobre 2010 par José DESSART

    Au départ il s’agissait d’une inculpation pour « détention d’images pédo-pornographique » ce qui doit encore être l’objet du jugement de la 8ème chambre du tribunal correctionnelle de Liège.

    Comment se fait-il qu’après avoir été victime d’une tentative de parricide, environ un an après son inculpation, Victor Hissel soit devenu un « tyran violent », dont la plupart des médias, le Soir Magazine et l’émission « Devoir d’Enquête » de la RTBF en tête, se sont donnés pour mission de scruter les aspects les plus noirs en prétendant révéler au public sa « vraie » personnalité.

    On peut se demander ce que devient le journalisme judiciaire quand autant de rumeurs, ragots et bribes de dossiers complètement décontextualisés sont cencentrés, non pour faire de l’information – pour moi faire de l’information, c’est proposer au public une certaine dose d’objectivité-, mais pour nuire, détruire, voire lyncher un homme.

    La psychologie des journalistes « justiciers » devrait être étudiée. Le pouvoir médiatique se double trop souvent du pouvoir de punir, de faire expier. Certains vont plus loin et semblent même régler des comptes. Et dans la plupart des cas, animés par la volonté moralisante de dire le vrai et le faux, le bien et le mal, les journalistes « justiciers » se comportent en alliés objectifs du ministère public, sans grand esprit critique et au risque de perdre leur objectivité et indépendance.

    Et cela apparaît de façon éclatante dans l’affaire Hissel, où, à la suite du parquet dans l’audience publique, des bribes de phrases extraites des auditions contenues dans le dossier de Victor Hissel, ainsi que dans le dossier du fils (dossier toujours sous embargo, si j’ai bien noté !) sont exploitées médiatiquement, isolées de tout contexte.

    En plus dans les phrases reprises par les journalistes, il y a des erreurs grossières. Et je me pose la question déontologique : le fait que ces phrases aient été livrées par le premier substitut, à l’audience, suffit-il aux journalistes à faire l’économie d’une véritable investigation critique et à se disculper où à légitimer leurs erreurs ?

    Le droit de réponse de Victor Hissel au Soir Magazine vient d’être publié dans le N° 4085 du 6 octobre 2010. Pour ne pas vous obliger à acheter l’hebdomadaire, en voici la lecture sur ce blog. Une véritable leçon de déontologie journalistique. J.D.

    http://jsdessart.wordpress.com/2010/10/06/victor-hissel-ecrit-au-soir-mag/

  9. kruitvat Says:

    DROIT DE REPONSE AU SOIR-MAGAZINE

    Par la présente, je vous prie de bien vouloir insérer, conformément à la loi (dans les 3 jours, sous les mêmes formes, caractères et pages) le droit de réponse suivant, à l’article publié sous la signature de Sarah RASUJEW, dans votre numéro du 8 septembre 2010.

    « Sans vouloir nécessairement chercher des excuses, ou banaliser les faits qui me sont reprochés, je m’impose de réagir à votre article, parce que les faits sont les faits, et que la vérité a ses droits.

    En tant que journaliste relatant une affaire judiciaire en cours, il vous appartient de contrôler vos informations et de vous limiter à une relation fidèle et exacte.

    Il est inacceptable que vous vous autorisiez à induire le public en erreur par des accusations ou par une relation des faits dépourvus de preuves même sous couvert d’un article sur ma personnalité.

    Or, à de multiples reprises, vous vous en prenez à ma personne en publiant des informations inexactes assorties de commentaires tendancieux.

    L’article sous rubrique, intitulé « Le côté obscur de Victor Hissel » et sous-titré « l’avocat des parents de Julie et Mélissa en correctionnelle », fourmille de contre-vérités, mensonges, amalgames et approximations que je ne puis toutes laisser passer.

    J’épingle successivement les plus inacceptables, en suivant le texte d’origine :

    1.

    Vous affirmez à mon propos sans preuves qu’ « A l’époque de l’affaire Julie et Mélissa, il parle de protections au sein de la magistrature jusqu’à son sommet » et que « Lors de plusieurs plaidoiries, il porte des accusations graves sur des magistrats, ce qui lui vaudra une surveillance accrue du bâtonnier de l’époque ».

    C’est faux et vous ne trouverez aucun exemple pour étayer cette affirmation purement gratuite.

    Si j’ai une seule fois signalé à la Cour d’Appel de Liège les accusations portées par le rapport de Mme Eliane LIEKENDAEL, alors Procureur Général à la Cour de Cassation, contre un magistrat de Charleroi, cela relevait de mon devoir de conseil de ma cliente dans une affaire étrangère à celle que vous évoquez dans votre article..

    Aucun des bâtonniers successifs en charge pendant l’affaire Julie et Melissa n’acceptera de cautionner l’affirmation gratuite et diffamatoire, totalement contraire aux faits selon laquelle j’aurais été mis sous surveillance, et vous le savez.

    2.

    Vous affirmez qu’:

    « il avait également été interdit de participer à des débats télévisés … » : C’est FAUX

    Je n’ai été interdit de participer à aucun débat télévisé ; j’ai en revanche accepté à plusieurs reprises de me ranger à l’avis de mes bâtonniers de l’époque de m’abstenir d’y participer, ce qui est autre chose.

    3.

    Vous vous contentez de ragots et vous oubliez de dire à vos lecteurs que vos informations sont des témoignages de deuxième voire de troisième main.

    Ainsi vous affirmez

    – « …après avoir été intercepté en train de faire des photos dans le jardin d’un voisin de Marc DUTROUX » : FAUX

    Je n’ai jamais été intercepté où que ce soit, et j’ai encore moins fait quelques photos que ce soit. Ces soi disant informations ne se sont évidemment jamais vérifiées !

    – « il était fortement soupçonné d’avoir lui-même fait subir de tels actes au frère de son épouse alors que ce dernier était âgé de 12 ans » : C’est FAUX

    Je n’étais à cette époque soupçonné de rien, car il n’y avait matière à aucun soupçon.

    Je conteste avec force cette affirmation unilatérale, livrée par le parquet à partir d’un dossier où je suis victime de faits graves, toujours sous embargo, et à l’instruction.

    Je n’ai d’ailleurs jamais été entendu à ce propos ni par le Juge d’instruction, ni par les enquêteurs, qui ne l’ont manifestement pas jugé utile.

    Cette accusation, contestée parce que fausse, n’est du reste apparue pour la première fois dans la presse que le lendemain de mon agression du 9 avril 2009, soit près de 14 mois après mon inculpation, et plus de 14 ans après l’enlèvement de Julie et Mélissa.

    4.

    Selon vous je serais – « …un homme qui se serait (ce cher conditionnel, qui permet toutes les insinuations) comporté en « tyran domestique ». Il aurait ainsi frappé celle qui est aujourd’hui son ancienne épouse et son fils. Des scènes d’une violence inouïe sont décrites »

    Où ces scènes, et cette violence inouïe, sont-elles décrites ? Certainement pas dans le dossier à ma charge. Et pas davantage dans celui à charge de mon fils. C’est ainsi que vous me voyez ? Mais alors dites-le. Dites qu’il s’agit de votre appréciation personnelle !

    Je le conteste absolument.

    http://jsdessart.wordpress.com/2010/10/06/victor-hissel-ecrit-au-soir-mag/

  10. kruitvat Says:

    5.

    Vous parlez de mes enfants pour affirmer « qu’ils auraient découvert une « revue pédopornographique » cachée dans mon bureau… » et que « des voisins auraient écrit une lettre dans laquelle ils se plaignaient de [mon] comportement de voyeur » …

    A nouveau, il s’agit d’affirmations unilatérales et contestées, fondées peut être sur des éléments tirés d’un dossier étranger à ma cause, que je ne connais pas, et sur lesquels je n’ai pas même été entendu, et n’ai pu me défendre.

    Lors de la perquisition à mon bureau, les enquêteurs n’ont saisi que mon ordinateur, et rien d’autre !

    Rien ne vous autorise à utiliser le conditionnel pour présenter des contre-vérités. Du reste, dès lors que vous désignez des personnes, le conditionnel perd son caractère de conditionnel aux yeux des lecteurs.

    6.

    J’ai selon vous « … consulté près de 7.500 images pédophiles … »

    Si vous aviez poussé vos investigations, vous auriez appris qu’il s’agit de traces dans les ITF, les internet temporary files, qui s’inscrivent automatiquement dans l’ordinateur.

    Je n’ai donc évidemment pas vu 7.500 images pédophiles, j’ai vu et j’ai toujours reconnu en avoir vu quelques-unes, les autres s’inscrivant automatiquement.

    J’aurais, toujours selon vous, « …selon [mes] propres aveux, visionné des images avec des viols de bébés … » :

    J’ai toujours affirmé, dès ma première audition, et sans être contredit par l’enquête, que je ne cherchais pas ce type d’images Il est facile de sacrifier à la vérité des faits pour faire du sensationnel.

    Quant aux « … deux mails… » dans lesquels j’aurais demandé « d’autres vidéos de Nadia » :

    Vous vous deviez d’informer vos lecteurs que le parquet a demandé des enquêtes complémentaires sur ce point particulier, qui ont été strictement négatives. J’ai dès lors bénéficié d’un non lieu à ce sujet, sur réquisitions du parquet lui-même, comme sur le fait que j’aurais payé !

    7.

    J’ai selon vous – « … d’abord prétendu, avant de (se) raviser, les avoir consultés pour des raisons professionnelles … »

    A elle seule cette accusation est significative de votre volonté de me nuire. Elle est fausse et la prudence la plus élémentaire exigeait que vous examiniez tous les documents dont vous prétendez tirer les informations. Dès ma première audition devant le juge d’instruction, j’ai admis que les consultations n’avaient aucun rapport avec ma profession.

    J’ai encore voulu « …banaliser et minimiser les faits … » :

    Mes avocats ont suffisamment expliqué que contester l’infraction pénale, par défaut de texte de loi la prévoyant, ne signifie nullement une banalisation ni une acceptation des faits eux-mêmes. Les lecteurs sont peu au fait des textes pénaux et de la procédure pénale, il vous était loisible de demander des explications à mes avocats et le cas échéant à confronter leurs réponses à celles du Procureur, sauf si évidemment vous faites état de votre opinion personnelle, auquel cas il fallait le dire.

    8.

    Vous vous revendiquez des rapports des experts pour affirmer que je « présenterai(t) un risque de passage à l’acte »

    Les rapports des experts ne contiennent aucune analyse de cet ordre ! C’est de l’invention pure, de l’affabulation.

    Au contraire, les experts affirment clairement, chacun de son côté, que je ne présente aucun danger pour autrui. Ici encore la plus élémentaire correction exigeait que vous examiniez tous les documents dont vous prétendez tirer les informations

    9.

    Vous affirmez que « sur le net, il se faisait appeler Vicky »

    Comme je l’ai moi-même indiqué spontanément aux enquêteurs, qui ont pu le vérifier à loisir, il s’agissait du mot de passe (Vicki, avec i) pour accéder au site de conversation des fans d’une grande joueuse de tennis. Les enquêteurs ont dûment vérifié que je ne disposais d’aucun autre pseudo.

    Vous tenez assurément cette « information » d’une partie civile, et dans ce cas il vous appartenait de préciser à vos lecteurs le caractère univoque de votre source.

    Vous semblez avoir bafoué les principes élémentaires que doit respecter un journaliste qui rend compte dans un article d’une procédure judiciaire en cours et de ses protagonistes.

    Vous avez induit les lecteurs en erreur sur les faits, l’objectivité- mais peut-on vous demander tant- vous imposait d’exposer les différents points de vue et éventuellement de permettre au lecteur de faire la différence entre accusation et défense.

    Victor HISSEL »

    Je gage, Madame, Monsieur, qu’au vu du nombre et de la gravité des erreurs commises, vous aurez à cœur de publier le présent droit de réponse in extenso, et sans commentaire.

    A défaut, je me devrai d’envisager le recours aux moyens que la loi me donne pour rétablir la vérité, et mon honneur, bafoués allègrement par cet article.

    http://jsdessart.wordpress.com/2010/10/06/victor-hissel-ecrit-au-soir-mag/

  11. kruitvat Says:

    3 réponses à VICTOR HISSEL ECRIT AU SOIR MAG

    Germaine dit :
    14 octobre 2010 à 15:33

    Bravo, une fois encore, pour ce travail précis de remise en perspective.
    Comme on comprend bien , à vous lire, à quels endroits les faits ont pu subir des distorsions , au point d’être transformés en scoops…
    La réponse de maître Hissel au Soir Magazine est un modèle de dignité et agit aussi opportunément qu’un antidote.
    Néanmoins, ce sursaut d’indignation -que seules des accusations iniques peuvent arracher – devait-il avoir lieu d’être dans une société de droit digne de ce nom ?
    —-
    ANTIGONE dit :
    8 octobre 2010 à 23:43

    Bonsoir José.
    Vous parlez de déontologie journalistique. Je ne savais pas que cela existait. Je l’ignorais. Comment l’imaginer quand on voit la façon dont la presse traite « l’affaire HISSEL » mais aussi et notamment, quand on repense à « l’affaire COOLS » où l’on a déjà pu assister à tous les excès, depuis, au premier jour, les photos du ministre assassiné sur le tarmac, qui passent et qui repassent et doivent être toujours plus insoutenables pour ses proches, à l’arrestation d’Alain Vanderbiest sous l’oeil des caméras « opportunément » averties et présentes et sans oublier la sortie de prison de Richard Taxquet et de bien d’autres avec cameramans et phtographes en meute et à l’affût comme seul accueil par conséquent possible.

    Comment imaginer qu’elle existe, cette déontologie, en voyant ces photos de soldats, blessés ou sales et humiliés s’ils ne sont pas morts et ces photos d’enfants qui meurent de faim, se débattent dans les décombres des tremblements de terre d’Haîti ou d’ailleurs ou se noient dans la boue, sous l’oeil froid et attentif de…l’objectif,…et je pourrais continuer pendant des pages entières.

    Je veux pourtant bien vous croire lorsque vous parlez de déontologie journalistique mais si une telle déontologie existe, en quoi consiste-t-elle ? Quelles en sont les règles et n’y a-t-il donc personne qui est chargé de la faire respecter ?

    Merci d’avance de votre réponse.
    —-
    victor H. dit :
    7 octobre 2010 à 10:06
    super José.

    merci pour tout ce que tu fais pour moi !

    la vérité, qui a ses droits, finira par l’emporter.

    bien à toi,

    vh

  12. kruitvat Says:

    L’Etat belge condamné dans l’affaire de la disparition de Gevrije Cavas (archives)

    par Victor HISSEL

    Le 6 février 1985, le petit Gevrije CAVAS quittait son domicile de Molenbeek en fin d’après-midi pour rejoindre son frère parti jouer au football avec des copains ; il n’est jamais revenu.

    L’enquête du parquet de la jeunesse de Bruxelles s’est déroulée de façon très classique (pour l’époque), sans considération véritable de la situation dramatique de ce jeune enfant et de sa famille, qui plus est de nationalité et de langue araméennes (turques).

    En 1997, soit quelques douze années plus tard, alors qu’aucun résultat n’a pu être engrangé, l’affaire est (enfin) mise à l’instruction, sous la pression de l’opinion secouée par l’affaire « Julie et Mélissa » et ses suites (comme le relèvera le Tribunal).

    Depuis lors, cinq juges d’instruction différents, de sensibilités diverses, se sont succédés, sans plus de résultat concret, desservis par le temps perdu.

    Aujourd’hui, « l’enquête se poursuit » sans que l’on sache trop bien sur quels éléments et dans quelle direction, puisque le délai maximum de prescription (deux fois dix ans) est dépassé.

    C’est dans ce contexte que la famille de Gevrije a introduit en 2002 une action judiciaire civile contre l’Etat belge, pour les fautes et manquements commis dans le cadre de l’enquête, en réparation des préjudices qu’elle estime avoir subis de ce fait.

    Par un jugement (toujours susceptible d’appel) rendu le 29 novembre dernier, la 71ième chambre du tribunal de première instance de Bruxelles a fait droit, dans une certaine mesure, à cette demande de réparation.

    Il s’agit d’une « première », puisqu’il n’existe aucun précédent de condamnation de l’Etat belge pour motifs de manquements dans la conduite d’une enquête pénale [1].

    Vous pouvez consulter, au bas de cet article, l’intégralité de ce jugement.

    Victor HISSEL
    15 décembre 2006

    Sur le site du Réseau des Comités Blancs, le témoignage de Besim Cavas, frère de Gevrije, lu au Sénat le 20 octobre 2006.

    Rubrique: DEFENSE DES VICTIMES

  13. Jacqueline de Croÿ Says:

    L’article du 14 avril 2009 de “7 sur 7″ (belga/vt) – à 10h20, spécifie du premier procès-verbal de ROMAIN HISSEL, que : Durant l’audition, le jeune homme de 20 ans avouera que lui aussi consulte des sites à caractère pédopornographique, “sans savoir pourquoi”.

    ROMAIN avait accès au bureau de son père, qui est situé dans chez lui. Il est donc logique que ROMAIN ait consulté des sites de pédopornographies sur l’ordinateur de son père, ce qui aura laissé 7.500 ITF, les internet temporary files de sites de pédopornographies, qui s’inscrivent automatiquement dans l’ordinateur. Il était donc susceptible d’avoir voulu assassiner son père, pour l’empêcher de le dénoncer. Romain Hissel utilise actuellement la machine de propagande de l’Etat, qui avait besoin d’un scandale pour cacher la personne à l’origine de l’opération Koala: Pascal Taveirne, identifié 4 ANS AVANT d’être arrêté.

    Source: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/818132/2009/04/14/Soit-je-denoncais-mon-pere-soit-je-le-tuais-dit-Romain-Hissel.dhtml

  14. kruitvat Says:

    Agression de Victor Hissel – le bâtonnier réagit
    Posted on avril 10th, 2009 par sp

    Vous savez tous que Victor Hissel, ex avocat des parents de Julie et Mélissa, a été agressé par son fils hier en fin de journée.
    Aujourd’hui, le bâtonnier tient à réagir sur la manière dont la presse nationale a relaté les faits. Voici le contenu de sa lettre.

    Madame, Monsieur,
    En ma qualité de bâtonnier du barreau de Liège, je souhaite dénoncer avec la plus grande fermeté la façon dont la presse nationale, dans son ensemble, a couvert le drame dont Victor Hissel et son fils ont été, hier soir, les acteurs.
    Cela nous concerne tous.
    Victor Hissel et sa famille aujourd’hui, ce sera peut-être vous demain.
    Depuis plusieurs années, et particulièrement depuis le mois d’octobre 2008, notre barreau insiste pour que la présomption d’innocence, garantie tant par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales que par notre Constitution, soit respectée.
    Une conférence sur le thème « Présomption d’innocence : justice ou medias ? » fut organisée le 1er octobre 2008, avec le concours de Mesdames Clotilde Nyssens et Martine Simonis, secrétaire nationale de l’AJP, Messieurs Hugues le Paige, Christian Panier et André Risopoulos. La proposition de loi Vandenberg-Nyssens tendant à instaurer un référé présomption d’innocence et la proposition de loi tendant à la création d’un Conseil de déontologie des journalistes y furent vivement défendues.
    Un mois plus tard, le prix des anciens présidents du jeune barreau de Liège était décerné aux président et past-président de l’AGJPB, pour couronner leurs efforts en vue de la création de ce Conseil de déontologie des journalistes.
    Le 15 mai, prochain, notre barreau recevra les parlementaires de la Région, pour leur faire part de ses réflexions sur plusieurs sujets d’actualités dont, à nouveau, les rapports entre droit à l’information et présomption d’innocence.
    Loin de nous l’idée de museler la presse. Elle joue, dans notre société, un rôle essentiel de gardien des libertés. J’aime citer cet éditorial de Philippe Val : « « Sans Florence Aubenas et tous ceux qui pensent que la vérité mérite une enquête, … Dreyfus serait mort sur l’île du diable, les bagnards continueraient de casser des cailloux à Cayenne, Pinochet aurait le prix Nobel de l’économie, Nixon aurait fini son mandat dans le respect général, …, Kadhafi serait un leader altermondialiste et Fidel Castro un défenseur de la liberté d’expression, le génocide du Rwanda serait un retour de week-end un peu plus meurtrier que les autres, … les vessies seraient des lanternes, les torchons seraient des serviettes, les détenteurs du pouvoir seraient des dieux infaillibles et les autres, des bêtes. Sans Florence et ses compagnons, on serait condamnés à faire la moyenne entre les mensonges des uns et les mensonges des autres pour essayer de se faire une idée de la vérité ». (Charlie-Hebdo, 2 février 2005).
    Mais la presse doit, aussi, respecter le droit à la vie privée garanti par l’article 8 de la Convention. Pour reprendre une expression de Jean Lacouture, lui-même journaliste, et parmi les plus grands, ne confondons pas la presse « bas les masques » et la presse « bas les slips ».
    Dans le cas présent, les informations et images diffusées depuis que le drame s’est produit traduisent de patentes violations du secret de l’instruction et du droit à l’image et au respect de la vie privée. Sans doute, la presse n’est-elle pas responsable de la violation du secret de l’instruction mais elle s’en rend complice et participe au dommage qui en résulte.
    Des extraits des déclarations que le fils de Victor Hissel a faites aux enquêteurs ont été reproduits dans plusieurs organes de presse, écrite et radiodiffusée. Des éléments antérieurs, relatifs à d’autres incidents, ont été également été révélés. Il y a, là, d’évidentes violations du secret de l’instruction.
    Des images de Victor Hissel, couché sur la civière qui l’emmenait aux urgences, ont été diffusées. Il s’agit d’une violation d’autant plus nette de son droit à l’image et de son droit à la vie privée que tous les auteurs de cette diffusion savent très bien que Victor Hissel n’était pas en état de consentir à cette diffusion et que, si cette autorisation lui avait été demandée, il l’aurait évidemment refusée (vu ses prises de position antérieures).
    Jusqu’ici, le barreau avait souhaité ne pas prendre de position officielle au sujet des violations du secret de l’instruction qui avait entouré la révélation des faits reprochés à Maître Victor Hissel. Il l’estimait inadéquat puisque ces faits étaient susceptibles de poursuites disciplinaires.
    Cette réserve n’est, ici, plus de mise. Ce n’est pas un avocat qui est accusé de faits répréhensibles. Il en est simplement victime. Tant son agresseur que lui-même ont droit à la même protection que tout autre citoyen.
    Le barreau souhaitait le proclamer solennellement et appeler la presse nationale à plus de réserve et plus de décence dans la couverture des éléments de ce drame familial, dont on peut d’ailleurs se demander s’il se serait produit si elle avait fait preuve de cette indispensable réserve dans la couverture des éléments antérieurs de cette histoire chahutée.
    Par même courrier, je prie, Monsieur le Procureur général et Madame le Procureur du Roi de tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs des violations du secret de l’instruction qui sont à l’origine de ces révélations inacceptables.
    Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
    Patrick HENRY
    Bâtonnier
    MAJ – 14h45: Quand on voit le titre de l’article du jour sur rtlinfo.be , a-t-on réellement besoin d’exprimer une telle violence? Le public est-il devenu à ce point voyeur? Je cite: Maître Hissel poignardé par son fils: “sa tête a été écrasée plusieurs fois”
    MAJ 2 – 17h18: dans cet article sur RTBF Info, l’Association des Journalistes Professionnels réagit

    http://blogs.vlan.be/lesannonces/agression-de-victor-hissel-le-batonnier-reagit/

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